200 millions de FCFA de subvention de l'Etat repartis entre les entreprises et organes de presse privés

par Super User

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a rendu publique, vendredi dernier, la répartition du Fonds d'aide à la presse au titre de l'année 2012. 

C'est une enveloppe de 200 millions de francs FCFA, inscrite dans la loi des finances au titre de subvention aux entreprises privées de presse, que l'Etat vient de repartir entre les différents organes ayant postulé. C'est le vice-président du CSC, M. Ali Ousseini Sountalma, président du comité de travail chargé de la répartition dudit fonds qui a présenté la liste des organes bénéficiaires, au cours d'un point de presse tenu dans la salle de réunion du CSC, en présence des conseillers de ladite institution.

Les 200 millions de FCFA ont été répartis entre les organes déclarés éligibles au fonds, d'après les critères définis par le décret n° 2010-723 du 21 octobre 2010. Pour cette subvention au titre de l'année 2012, 53 dossiers, toutes catégories de médias confondues, ont été enregistrés, dont 18 au titre des radios, 27 pour la presse écrite, et huit (8) au titre des télévisions. Au finish, 46 dossiers ont été déclarés éligibles par le comité chargé de la répartition du fonds. Sur les 200 millions, 50 millions ont été distribués aux entreprises de presse écrite, 60 millions aux radios et 90 millions aux groupes de télévision.
Au titre de la presse écrite, la répartition tient compte de la périodicité de l'organe. Et le montant attribué est fonction de la note obtenue par l'organe de presse, une note calculée sur la base d'un certain nombre de critères définis dans le décret susmentionné. Ainsi, l'unique quotidien privé, L'Enquêteur qui a obtenu la note de 12,5 sur 20, a bénéficié d'un montant de cinq (5) millions de FCFA. Le bihebdomadaire L'Evénement, lui aussi seul de sa catégorie, avec une note de 11, 5/20 a bénéficié de quatre (4) millions de FCFA. Le mensuel Sahel Horizon, seul de cette périodicité s'en est sorti avec une subvention d'un (1) million de franc.
Les hebdomadaires constituent le gros lot. Ils sont en effet 13 à se voir repartir l'enveloppe de 31 millions de Francs. Le montant par organe varie de 2.890.675 F (pour le journal, La Griffe, classé 1er avec la note de 14,5/20) à 1.993.569 F pour La Démocratie 13ème de cette catégorie. Le Canard déchainé et L'actualité, sont classés respectivement 2ème et 3ème. Pour la catégorie des bimensuels, ils sont au total six (6) à se voir partager la somme de neuf (9) millions de francs CFA. Ainsi ''Toubal Info'' et ''L'Entretien'', classés premiers ex-aequo ont reçu chacun, 1.653.061 F alors que ''Le Capital'', 3ème a bénéficié de 1.530.612 F. Les 4ème et 5ème ont obtenu, chacun plus de 1,5 million de francs alors que le 6ème s'en sort avec plus de 1,2 million de francs CFA.
Au titre des radios, elles sont au nombre de quinze à se partager l'enveloppe de 60 millions de francs allouées par l'Etat. C'est ainsi que Dallol FM, Farra'a FM, Liptako FM Torodi et Souda FM, classées 1ères ex aequo avec, une moyenne de 16/20, ont bénéficié chacune d'une subvention de 4.665.857 FCFA. Dans cette catégorie, même le média qui ferme la liste a obtenu un peu plus de 2,7 millions de francs. Dans la catégorie télévisions, c'est le groupe Ténéré qui se classe en tête avec une moyenne de 15/20 et une subvention de 12.705.882 F. Il est suivi du groupe Dounia TV avec plus de 12,3 millions et de Niger 24, qui reçu une enveloppe d'un peu plus de 11,8 millions de francs.
A l'issue de cet exercice, le président du comité chargé de la répartition du Fonds d'aide à la presse a fait un certain nombre de constats. Ainsi note M. Ali OusseiniSountalma, le barème de notation tel que défini par le décret n'est pas tout à fait objectif. Le Vice-président du CSC a aussi relevé l'absence de critères éliminatoires, les difficultés d'appréciation du respect de l'éthique et de la déontologie en l'absence de toute sanction prise, l'absence de comptabilité financière, etc.
Le fonds d'aide à la presse est octroyé à la requête des organes ou entreprises de presse. Un organe qui n'a pas formulé une demande ne peut pas recevoir le fonds d'aide à la Presse. A travers cette subvention, l'Etat contribue à alléger les charges de fonctionnement des organes et des entreprises de presse. Cette subvention vise aussi à soutenir la modernisation des entreprises et des organes de presse et enfin à améliorer la qualité des prestations des médias et à promouvoir le pluralisme dans les médias.

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