Ouverture de la session ordinaire du mois de novembre du CSC

par Super User

Le président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), M. Abdourahamane Ousmane a présidé, le lundi 18 novembre 2013, la cérémonie d'ouverture de la session ordinaire au titre du mois de novembre de la dite institution.

Cette session examinera et adoptera le projet de cahier de charges des télévisions privées fixant les obligations qui incombent à tout bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation d'un service de télévision privée, ainsi que le rapport du groupe de travail chargé de la répartition du fonds d'aide à la presse au titre de l'année 2012.

En prenant la parole à l'ouverture de la cérémonie, le président du CSC, M. Abdourahamane Ousmane a d'abord indiqué que la session ordinaire du CSC, au titre du mois de novembre 2013, s'ouvre dans un contexte où notre institution est interpellée de toutes parts. En effet, il a mentionné que le climat médiatique s'est détérioré en même temps que la saison politique. Ce qui dénote, la connivence qui existe entre les hommes politiques et les hommes des médias.
Certes, ce phénomène n'est pas nouveau au Niger, mais il faut admettre qu'il a pris ces derniers jours une proportion inégalée a-t-il précisé.
Selon lui, la conséquence de cette attitude a conduit de plus en plus, à une forte politisation des médias et à une médiatisation à outrance de la politique. « Là où le bât blesse, dans le traitement des sujets politiques, la subjectivité du journaliste l'emporte sur l'objectivité de l'information ; le mensonge dispute la palme à la vérité ; l'immoralité prime sur l'éthique », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs préconisé que, « plus que tout autre procès fait à notre institution, le comportement de cette nouvelle classe politico médiatique nous interpelle. Car si la tendance se poursuit, certains médias nigériens vont devenir des instruments au service exclusif des intérêts politiciens. Il faut donc sortir, et le plus vite serait le mieux, de ce cercle vicieux d'accointances malsaines entre hommes politiques et hommes des médias ».
Pour ce faire, M. Abdourahamane Ousmane a rappelé que les journalistes doivent s'en tenir aux fondamentaux de leur métier qui consistent à collecter, traiter et diffuser des informations dans le respect des règles éthiques et déontologiques. Compte tenu du fait que la mission que les journalistes ont assignée au CSC est de veiller au respect de la charte qu'ils ont eux-mêmes élaborée, il a confié que le CSC doit accomplir cette mission en toute indépendance, dans la transparence et l'équité. «Dans ce sens, le CSC doit relever et sanctionner au besoin tous les manquements à la déontologie, quelque soit par ailleurs l'obédience politique dont le média se réclame », a-t-il prévenu.
Il devait aussi ajouté que «C'est à cette condition, et à cette condition seulement, que nous allons intégrer les médias nigériens dans un nouveau cercle vertueux, qui place le respect de l'éthique et de la déontologie au dessus de toute autre considération. C'est la perception que les uns et les autres doivent avoir de la démarche actuelle du CSC, qui consiste à mettre en place d'abord les mécanismes et les instruments de la régulation ; ensuite à les porter à la connaissance de tous les acteurs ; enfin de prendre, sans complaisance, les sanctions appropriées contre tous les contrevenants », a conclu M. Abdourahamane Ousmane.

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