Communiqué de presse du 03 mai 2019

par Super User

République du Niger
Fraternité- Travail-Progrès
Conseil Supérieur de la Communication (CSC)
Communiqué de presse~

 


A l'occasion de la célébration de la Journée Internationale de la liberté de la presse
édition 2019, le Conseil Supérieur de la Communication se joint à la communauté
internationale pour saluer les efforts des journalistes dans le cadre de leur mission
d'informer et de sensibiliser les citoyens.


Le Niger a consenti d'énormes efforts en matière de respect de la liberté de la presse
avec l'adoption des textes juridiques en matière de protection des journalistes et de
l'accompagnement des entreprises de presse.


En plus des garanties constitutionnelles, on peut citer entre autres l'Ordonnance
n02010-35 du 4 juin 2010 portant régime de la liberté de presse et dépénalisant le délit
commis par voie de presse, l'Ordonnance n02011-22 du 23 février 2011, portant Charte
d'accès à l'information publique et aux documents administratifs. Aussi, le Président de
la République S.E Issoufou Mahamadou a été le premier chef d'Etat en Afrique à signer
la Déclaration de la Montagne de la table, avec conséquemment le décret n02014-
140/PRN/MC/RI, du 07 mars 2014 instituant une journée Nationale de la liberté de la
presse célébrée chaque 30 novembre.


L'application de ces textes susvisés a concouru à faire de la liberté de la presse, une
réalité au Niger. A cette date, aucun journaliste n'est en prison, mieux, aucun
journaliste n'a payé de sa vie dans l'exercice de son travail de collecte et de traitement
de l'information.


Contrairement au dernier rapport publié par Reporters Sans Frontières en 2019, qui
fait état du recul du Niger en matière de liberté de la presse, notre pays a connu plutôt
des progrès significatifs malgré qu'il reste beaucoup à faire.


Dans son classement, RSF justifie entre autre le recul du Niger de trois (3)points par « la
fermeture des organes de presse pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines pour
raison fiscale », la difficulté du gouvernement à faciliter l'accès des médias privés à la
publicité et à fournir une véritable information publique à la population nigérienne,
Après analyse de ces griefs contre la liberté de la presse au Niger,le CSC fait les constats
suivants:
• La plupart des griefs contenus dans le rapport ont déjà fait l'objet d'appréciation
dans le classement 2017;
• S'agissant de la fermeture des organes de presse pour raison fiscale, le CSC rappelle
que le paiement de ces obligations est un devoir civique et ne constitue pas une
entrave à la liberté de la presse;
• Par rapport à l'accès des médias privés à la publicité, un décret a été déjà signé et
des textes d'application sont en cours d'adoption;
• Concernant le cas du journaliste Baba Alpha, le CSC invite RSF à s'imprégner du
contenu du dossier judiciaire.


Malgré l'existence des textes juridiques de protection des journalistes ainsi que des
engagements pris par les plus hautes autorités pour promouvoir la liberté de la presse
au Niger,RSF a fait fi de tous ces acquis pour effectuer à sa guise un classement partial
et loin de la réalité.


En conséquence de ce qui précède, le Conseil Supérieur de la Communication rejette
catégoriquement le classement 2018 de RSF et l'invite à plus de rigueur et de
professionnalisme dans son travail.
Fait à Niamey le 3 Mai 2019

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